Méduse - Cité de la Mer

Les méduses de la Cité de la Mer

La première fois que j’ai entendu parler de méduses, j’étais à Noirmoutier, lors de vacances avec mes parents. C’était en 1994, on se promenait sur la plage lorsque j’ai vu ce qui était le reste d’une méduse échouée. Mon père m’a alors expliqué que c’était une méduse et que ça piquait. Je n’étais pas rassuré de cette découverte et j’y ai pensé toute la nuit en me disant que ça allait être des vacances difficiles si on en rencontrait à tout bout de champ.

Le lendemain, nous étions sortis pêcher des crevettes grises, à peu près au même endroit où l’on avait vu la méduse échouée. Sauf que cette fois, on était dans l’eau. Elle m’arrivait à la hanche. Mon père avait son filet de pêche et ramassait des crevettes qu’il mettait dans un seau. Moi, je regardais autour de moi, priant qu’il n’y avait pas de méduses autour de moi.

Et puis, elle arriva. C’était la plus grande frousse de mon année 1994. J’ai vu quelque chose qui ressemblait à cette méduse et qui flottait à la surface. Translucide et opaque à la fois. Ca avait l’air flasque, un peu comme de la gelée et ça avançait aussi vite que le courant. J’ai eu tellement peur que je me suis accroché à la jambe de mon père.

Dans mes souvenirs, c’était effrayant. Mon père me disait que c’était que c’était un sac poubelle…

A vrai dire, je ne sais pas. Car la peur déforme parfois la réalité. C’était sans doute mon imagination. Mais peu importe, je garde ces deux réalités en moi. Aujourd’hui, j’ai encore peur des méduses. J’en avais croisée une lorsque j’ai fait du snorkelling, en 2013. Elle nageait devant moi mais ne m’a rien fait. Tant qu’on ne les embête pas, elles sont plutôt pacifiques.

Mais cette peur est maintenant complétée de fascination. De ce que je lis, ces créatures sont composées de 98% d’eau. Le reste, c’est une sorte de gelée. Ce n’est pas pour rien qu’ils appellent cela « jellyfish » en anglais. Eles me fascinent. Lorsqu’elles se déplacent, elles allient grâce et lenteur. Il y a de l’élégance et de l’esthétisme. Observer des méduses se mouvoir dans l’eau, c’est passer un moment hypnotique et reposant. Voyez par vous-même celles qui sont abritées à la Cité de la Mer de Cherbourg 🙂

La peur et la fascination sont souvent liées. C’est le cas pour des créatures que je n’aimerais jamais toucher comme les serpents ou les grosses araignées. Mais tant qu’il y a une vitre entre nous, je les aime bien 🙂

En parlant de Cité de la Mer, si vous avez le loisir de passer par Cherbourg, c’est un parc scientifique que je recommande. Il faut bien trois à quatre heures pour tout voir :

  • l’exposition « l’océan du futur » avec ses nombreux aquariums et les quelques questions en suspens sur l’avenir de l’océan et l’environnement ;
  • l’exposition sur le Titanic, que j’ai trouvé très émouvante avec des reconstitutions de témoignages et extraits d’articles de journaux racontant les survivants et naufragés ;
  • il y a deux petits films de 20 minutes à l’auditorium, l’un avec des prises de vues aériennes de la mer en Normandie et l’autre sur la libération de Cherbourg : https://www.citedelamer.com/en/exhibitions/film-screening/ ;
  • enfin, en point d’orgue, il y a la possibilité de visiter « Le Redoutable », un sous-marin de défense en inactivité. J’ai beaucoup aimé cette visite guidée, car outre la découverte d’un engin ultra-technologique où peuvent cohabiter 135 personnes, cela a mis en images des dizaines de concepts de l’ingénierie, appliqués à une coque qui navigue sous l’eau (nucléaire, turbine, électronique, hydraulique, pneumatique, arbre de transmission, alternateur, réduction, ondes, télécom, etc).

On termine par des images des aquariums !

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